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Enquête sur les connaissances, attitudes et pratiques (cap) dans le cadre de la prévention contre Ébola en cote d’ivoire

  • Dernière modification de la publication :02/03/2023
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Résumé exécutif

L’enquête sur les Connaissances, Attitudes et Pratique (CAP) dans le cadre de la prévention contre Ébola en Côte d’Ivoire a été conduite selon une approche d’enquête en face à face avec l’utilisation de la technologie mobile tout en respectant les mesures barrières édictées dans le cadre de la COVID-19. Un plan de sondage en grappe à trois (03) degrés a été utilisé sur la base du RGPH 2014 de l’Institut National de la Statistique. Un système d’assurance et de contrôle qualité a été mis en place incluant la conception d’outils électroniques performants comme la plateforme ONA permettant ainsi un suivi en temps réel de la collecte de données et les contre-enquêtes inopinées. Des analyses univariées et bivariées ont été réalisées à l’aide du logiciel Stata y compris des tests statistiques de significativité statistique comme le Khi deux.
Au total 2000 individus ont participé à l’enquête dont 1000 individus dans les quatre (4) régions frontalières de la Guinée et 1000 individus à Abidjan dont 50% d’hommes et 50% de femmes comme recommandé par les termes de référence de l’étude. La tranche d’âge de 18 à 35 ans constitue la plus grande tranche représentant 54,8% des personnes interrogées.
Il ressort de cette enquête les principaux résultats suivants :

  • Au niveau des connaissances
    La proportion des personnes ayant une faible connaissance sur la MVE (score inférieur à 50%) est beaucoup plus importante dans les régions du Bafing (57,7%) et dans les régions du Kabadougou (54%). Le milieu de résidence semble être un facteur explicatif du faible niveau de connaissance. En effet, 48% des adultes enquêtés dans le milieu rural ont une moins bonne connaissance de la maladie contre 24,7% dans le milieu urbain. Le niveau de connaissance est plus faible chez les individus vivant dans les zones frontalières de la Guinée comparé à celui des individus vivant à Abidjan. Les hommes ont un meilleur niveau de connaissance de la maladie Ébola que les femmes. Le niveau d’instruction semble aussi être une des raisons liées à la faible connaissance de la maladie. En effet, plus de la moitié des adultes n’ayant aucun niveau d’études ont un faible niveau de connaissance sur la maladie Ébola. La proportion d’individus ayant de meilleures connaissances sur la maladie augmente avec le niveau d’étude.
  • Au niveau des attitudes
    La proportion de personnes enquêtés ayant un score élevé d’attitudes est plus importante dans les régions sanitaires d’Abidjan comparativement à celles des régions frontalières de la Guinée (figure 12). La proportion d’individus ayant un score élevé d’attitudes est plus importante dans le milieu urbain que dans le milieu rural. Les hommes ont statistiquement un meilleur niveau d’attitudes que les femmes. L’attitude est liée au niveau d’études, les personnes ayant au moins le niveau primaire ont un score d’attitude plus élevé que les personnes n’ayant aucun niveau d’étude.
  • Au niveau des pratiques
    Les individus vivant Abidjan ont de meilleures pratiques de prévention de l’Ebola contrairement aux populations des autres régions sanitaires des régions frontalières de la Guinée. En effet, plus de trois quarts (3/4) des individus interrogés à Abidjan ont un score de pratique compris entre 80% et 100% ; ce qui est très supérieur aux proportions des autres régions. Les hommes ayant une bonne pratique en matière de prévention contre la maladie Ébola est légèrement plus élevée que celle des femmes (65,4% pour les hommes contre 67,4% pour les femmes). Mais, cette différence n’est pas statistiquement significative.
    Les individus vivant en milieu urbain ont une très bonne pratique en matière de prévention de la maladie Ébola comparativement à ceux vivant en milieu rural. La proportion des personnes ayant de bonnes pratiques en matière de prévention de la maladie Ébola augmente avec le niveau d’instruction. Les personnes ayant le niveau supérieur sont les personnes ayant les meilleures pratiques.
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  • Au niveau du vaccin
    Plus de 90% des personnes enquêtées ont répondu n’avoir jamais reçu de vaccin contre Ébola. Parmi ces 90%, 67,7% sont prêtes à accepter le vaccin si cela est gratuit et 86,4% sont d’accord pour faire le test si elles apprenaient qu’elles avaient été en contact avec une personne atteinte d’Ébola. La majorité (plus de la moitié) des répondants souhaitent savoir si le vaccin a des effets secondaires avant de se faire vacciner. 15% des personnes interrogées ont affirmé avoir entendu quelque chose de négatif sur le vaccin contre Ébola. Les idées négatives les plus entendues sont le fait que le vaccin transmettrait l’Ébola ou un autre virus (64,1%) ou que le vaccin ne serait pas efficace (41,4%).
  • Au niveau de l’exposition aux informations liées à la MVE
    47% des populations concernées par cette étude ont entendu des informations sur Ébola au cours du mois précédent l’enquête. Les informations les plus entendues étaient les modes de transmission (12,7%), les moyens de prévention (12,9%) et les symptômes de la maladie (12,3%). La télévision reste le principal canal (70,3%) à travers lequel les adultes interrogés ont affirmé avoir entendu des informations sur Ébola. Environ la moitié des personnes enquêtées et ayant entendu parler d’Ébola ont affirmé avoir été exposées aux messages au moins cinq (5) fois dans la quasi-totalité des régions sanitaires visitées.

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