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Cartographie des parties prenantes de la lutte contre la résistance aux anti microbiens (ram) en côte d’ivoire

  • Dernière modification de la publication :02/03/2023
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Résumé exécutif

L’étude a consisté en une collecte de données primaires (entrevues individuelles) et secondaires (recherche documentaire) auprès des parties prenantes de la lutte contre la RAM avec pour objectifs de les inventorier et décrire leurs contributions, mais également d’analyser les défis auxquels elles sont confrontées et de formuler des recommandations pour améliorer la réponse. Au total, 30 parties prenantes ont été inventoriées comme plus ou moins impliquées dans la lutte contre la RAM en Côte d’Ivoire. Elles sont dans les domaines de la santé humaine, santé animale, santé environnementale et l’agriculture. Il s’agit de :
• 01 parties prenante pour la plateforme « Une seule Santé »
• 19 structures au titre des parties prenantes étatiques
• 06 partenaires techniques et financiers
• 04 parties prenantes issues des organisations de la société civile
Ces parties prenantes ont, pour la plupart leur siège à Abidjan, capitale économique du pays, mais interviennent dans les différentes régions sur le territoire national selon 6 positionnements différents : i) surveillance stratégique et alerte, ii) collecte et partage des données sur la RAM, iii) recherche scientifique, iv) contrôle, éducation et sensibilisation de terrain, v) appui technique et financier, vi) coordination de la lutte contre la RAM. Bien qu’appartenant à des positions différentes, elles interagissent pour faire avancer la réponse contre la RAM. Toutefois, ces interactions demandent à être améliorées.
Des défis majeurs ont été relevés dans la réponse à la RAM au niveau de la coordination, de l’efficacité des interventions et du financement de la réponse. D’abord au niveau de la coordination qui semble moyenne, il se dégage, chez certaines parties prenantes, surtout dans les domaines de la santé animale et environnementale, un sentiment de non inclusion dans les activités de lutte contre la RAM. La gouvernance du GTT-RAM ne semble pas, non plus, avoir ouvert la réponse à d’autres champs disciplinaires en dehors des sciences de la
médecine et de la nature. Toutefois, dans certains cas, l’on observe une faible volonté de certaines parties 13
prenantes à faire le pas pour rejoindre le dispositif de lutte. On note aussi que le leadership du GTT-RAM
requiert davantage de vitalité pour mieux impacter les résultats de la lutte contre la RAM. En outre, il existe, dans la lutte contre la RAM, quelques dysfonctionnements dans la composition des CTM et une faible synergie des parties prenantes susceptibles d’impacter l’efficacité des interventions qui, déjà, s’avèrent mitigées. Enfin, nonobstant les efforts déjà consentis aussi bien par les pouvoirs publics que par les partenaires techniques et financiers, les financements restent timides et ne sont pas toujours alignés sur les priorités nationales en matière de lutte contre la RAM.
Pour relever ces défis, 12 recommandations ont été formulées. D’abord le développement d’une coordination plus inclusive, nécessite de : i) Intensifier l’implication de toutes les parties prenantes dans la lutte contre la RAM, ii) Améliorer la communication au sein du GTT-RAM, iii) Initier un plaidoyer pour l’engagement des autorités administratives contre la RAM, iv) Intégrer les sciences du comportement au dispositif de lutte contre la RAM, v) Tisser des partenariats stratégiques avec la société civile et le secteur privé.
Ensuite, l’accroissement de l’efficacité dans l’action requiert de : vi) Vulgariser, appliquer les critères de choix des Points focaux RAM et renforcer leurs capacités, vii) Elaborer une feuille de route claire et précise pour chaque Point focal RAM, viii) Développer une synergie d’actions des parties prenantes, ix) Alléger les procédures d’autorisation et de divulgation des données au niveau des parties prenantes et mettre en place un système commun et harmonisé de gestion des données RAM.
Enfin, pour réussir le pari d’une mobilisation optimale des ressources, il faudra : x) Mettre en place une ligne budgétaire étatique dédiée à la lutte contre la RAM, xi) Organiser une table ronde des Bailleurs dédiée à la riposte contre la RAM, xii) Soumissionner au programme GLASS de l’OMS pour bénéficier d’un programme spécial de renforcement des capacités dans la lutte contre la RAM.

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